Douleurs diffuses, raideurs au réveil, sensation de corps “bloqué”… Ces inconforts sont souvent attribués à l’âge ou à un manque de forme physique.
Et si le problème venait simplement du fait que nous ne bougeons plus assez ?
Aujourd’hui, le mouvement a peu à peu disparu de notre quotidien, remplacé par des heures passées assis, devant un écran ou dans des positions répétitives.
Une réalité moderne : nous bougeons de moins en moins
Entre le travail, les déplacements et les moments de repos, nos journées sont majoritairement sédentaires. Nous passons de longues heures assis, avec peu de variations dans nos postures et nos mouvements.
Même lorsque nous pratiquons une activité sportive, cela ne compense pas toujours ce manque de mobilité dans le reste de la journée. Le corps n’a pas seulement besoin de “pratiquer du sport”, il a besoin de bouger régulièrement.
Le corps est fait pour bouger
Le mouvement est essentiel au bon fonctionnement de l’organisme.
Il permet notamment :
• De maintenir la souplesse des articulations
• De stimuler les muscles
• De diminuer les douleurs
• De diminuer le stress, l’anxiété
• De favoriser la circulation
• D’entretenir les capacités physiques
Sans mouvement, le corps perd progressivement en mobilité et en aisance.
Quand le mouvement diminue, le corps s’adapte… mais pas toujours dans le bon sens
Le corps s’adapte en permanence à ce que nous lui demandons, mais lorsqu’il est peu sollicité : certaines amplitudes de mouvement diminuent, les muscles deviennent moins actifs et les articulations se raidissent.
Ces adaptations sont silencieuses au début, mais elles peuvent progressivement limiter les mouvements du quotidien.
Comme pour la posture, le corps compense… jusqu’à ce qu’il atteigne ses limites.
Pourquoi moins bouger peut entretenir la douleur
Lorsqu’une douleur apparaît, le réflexe naturel est souvent de moins bouger pour éviter de l’aggraver. À long terme, cela peut entretenir le problème.
Un cercle peut alors s’installer :
douleur → diminution du mouvement → perte de mobilité → augmentation des tensions → douleur. La diminution des capacités physiques entraîne alors de manière cyclique un choix de mode de vie moins actif. Le corps devient moins tolérant à l’effort, et certaines sensations peuvent être amplifiées.
Rebouger : une clé simple mais essentielle
Bonne nouvelle ! Le corps s’adapte aussi dans l’autre sens. Reprendre progressivement du mouvement peut déjà améliorer les sensations. Il ne s’agit pas de forcer ou de reprendre une activité intense du jour au lendemain.
L’objectif est plutôt de :
• Réintroduire du mouvement en douceur
• Retrouver de la fluidité
• Redonner confiance au corps
Chaque petit mouvement compte.
Des gestes simples au quotidien
Intégrer davantage de mouvements ne nécessite pas de tout changer.
Quelques habitudes peuvent déjà faire la différence :
• Se lever régulièrement dans la journée
• Marcher dès que possible
• Mobiliser les articulations (nuque, épaules, dos)
• Varier les positions (assis, debout, en mouvement)
Le plus important est la régularité.
Vers une approche plus globale du mouvement
Bouger ne se résume pas à faire du sport. C’est une composante essentielle de l’équilibre du corps, au même titre que la posture, la respiration ou les habitudes de vie. Retrouver du mouvement, c’est souvent retrouver du confort. Cela demande parfois d’y aller progressivement, d’écouter son corps et de se faire accompagner si nécessaire.Au centre AGeIR, nous aidons chacun à réintégrer le mouvement de manière adaptée, afin de retrouver un meilleur équilibre au quotidien.